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A qui s'adresse le cours s'envoler sans s'affoler ?

Vous éprouvez des angoisses à l'idée de partir loin de chez vous ?
Vous êtes inquiet(e) pour vos proches lorsqu'ils volent ?
Vous avez prévu de prendre un transport aérien et vous anticipez avec inquiétude le moment du départ ? Vous ne dormez plus ? Vous avez l'impression de partir pour mourir ?
Lorsque vous partez en avion, non seulement vous anticipez avant le vol, vous souffrez pendant le vol, vous gâchez vos vacances ou votre séjour à anticiper le retour en avion, vous souffrez au retour ?
Vous ne prenez plus l'avion depuis un certain temps ?
Vous avez décidé de ne plus prendre l'avion à partir de maintenant ?
Vous repoussez des voyages d'agrément et des opportunités professionnelles parce que l'avion est un problème, petit ou grand ?
Vous n'avez jamais pris l'avion et vous pensez que ce moyen de transport n'est pas pour vous ?
Vous pensez que votre cas est désespéré et vous ne vous imaginez pas un jour devenir coach pour les nouveaux phobiques de l'avion ?
Alors, ce stage est pour vous !!!

Testez votre peur en avion :

Test personnel pour la peur en avion
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Si vous avez des doutes sur votre besoin de suivre le stage, contactez-moi
sans engagement de votre part : fabienne.regard@wanadoo.fr ou appelez-moi au
076 497 87 06 pour en discuter et ne plus être seul-e avec ce problème.

L'HISTORIQUE DE CE COURS:

Il y a environ 25 ans, Lucienne Skopek, une spécialiste américaine en linguistique et en communication mit en place à Genève un stage contre les peurs en avion. Elle-même avait été victime de ce fléau et s'en était sortie en suivant différents cours aux Etats-Unis. Elle fut aidée par Slim Cummings, le fameux pilote précurseur dans le domaine de l'aide aux
aérophobes. Forte de son expérience, elle a construit deux structures de chaque côté de l'Atlantique afin d'aider les « phobiques » de l'avion. A Genève, au début, son cours se déroulait sur plusieurs semaines autour de rencontres individuelles et de groupes (avec un pilote qui venait sur ses jours de congé). Ensuite, elle instaura un stage intensif de 3 jours et demi à l'aéroport de Genève et abandonna Washington. Au commencement, son cours était soutenu par CTA (en ce qui concernait l'hôtesse et les billets d'avion), puis Swissair s'est impliqué de plus en plus, grâce à M. Jaques.

Enfin, ce fut Swiss et l'aéroport international de Genève qui ont pris le relais...

MON EXPERIENCE D AEROPHOBE:

Personnellement, j'ai suivi le séminaire en 1992. Alors que j'étais en train d'achever mon doctorat de sciences politiques à Genève, j'ai découvert que je ne pouvais pas continuer à m'engager dans la voie d'une carrière diplomatique étant donné que j'étais incapable de voler.

Lorsque j'avais effectué mon premier vol, j'ai vécu une telle crise de panique que j'ai commencé à ressentir des vertiges et des sensations d' étouffement, de chaleur et de mort imminente. Cela a duré presque quatre heures.

Malheureusement, il fallait rentrer. et immédiatement, la peur anticipatoire du retour m'a saisie. Impossible de penser au retour sans trembler, sans commencer à ressentir ces angoisses. Ce retour, je ne l'ai pas fait une fois, mais des centaines de fois, jour et nuit pendant les quelques semaines où je restée sur place.

Au retour, je me suis précipitée chez différents médecins et spécialistes qui m'ont assurée qu'ils ne décelaient aucun problème physiologique. Peu à peu, j'ai dû accepter que j'étais aérophobe.

Refusant cette réalité, j'ai retenté un vol pour la même destination. Même punition. Même délire. Et la fin d'un rêve car cela signifiait pour moi la fin de mes ambitions professionnelles dans le domaine de la diplomatie.

Un an plus tard, alors que je venais d'annuler pour le xième fois un vol, avec certificat médical, j'ai vu dans la Tribune de Genève l'annonce d'une réunion de présentation du stage « S'envoler sans s'affoler ».

Après moults hésitations, je me suis lancée dans l'aventure avec de mauvaises intentions, car je voulais simplement prouver à mon entourage que ce stage ne pourrait pas m'aider.

Or, malgré moi, le stage m'a permis de faire d'immenses progrès pour gérer ces terrifiants symptômes. J 'AI PU REVOLER. Je n'oublierai jamais mes larmes de joie à Paris et Jeanny Perrin me tenant par la main au moment du décollage vers Genève. C'était le début
de la guérison.

MON IMPLICATION DANS LE COURS

Je suis devenue l'assistante de Lucienne Skopek et à ce titre, ai commencé à accompagner tous ses séminaires et ses vols. Petit à petit, ma peur a complètement disparu et s'est transformée en plaisir. Chaque vol me permit de mesurer mes progrès et d'apprécier la liberté gagnée.

Après cette formation pratique, je me suis formée sur un plan plus théorique, ce qui ne fut pas trop difficile car mon doctorat portait sur la mémoire collective de personnes menacées d'extermination et donc dans ce cadre, j'avais déjà eu recours à des notions de psychologie (mémoires traumatiques).

A partir de 1995, j'ai commencé à animer ce séminaire dont je changeais un peu le contenu en créant une « Association des Anciens ». J'avais remarqué à quel point le fait d'avoir pu accompagner chacun de ces vols de fin de stage, en tant qu'assistante m'avait permis de m'en sortir à long terme.

En 1997, il y eut 29 participants. En 1998, 56 participants. En 1999, 67 participants. En 2000, il y eut 83 participants.

Finalités

Ce stage vise à donner la possibilité aux femmes et aux hommes qui ne se sentent pas à l'aise en avion de suivre un stage de désensibilisation à la peur de l'avion.

Il concerne donc les 30 % environ de passagers qui essaient d'éviter de prendre l'avion lorsqu'ils ont le choix ainsi que ceux qui ont définitivement renoncé à utiliser ce moyen de transport. Nous n'avons pas de statistiques concernant cette catégorie mais on estime à plus de 50 %, la proportion de la population qui ne serait pas à l'aise en avion.

Aux Etats-Unis, une enquête du MIT chiffrait à 6 millions le nombre de vols d'affaires annulés à cause de la peur en 1986. Cela explique sans doute pourquoi de très nombreuses compagnies américaines se sont associées à des stages contre les peurs en avion.

Même si la peur de l'avion est majoritairement masculine ( par exemple, des hommes d'affaires qui ont de la peine à déléguer), les femmes participent largement à ces séminaires.

Méthodes

Le stage « S'envoler sans s'affoler » permet de mettre le phobique de l'avion en contact avec un environnement qu'il percevait comme dangereux et de lui fournir des outils de gestion de son angoisse.

Le paradoxe étant que le voyage en avion est sans doute l'un des plus sûrs moyens de se déplacer mais aussi, l'un qui suscite les plus grandes appréhensions.

La désensibilisation s'effectue aussi par une confrontation prolongée avec le milieu suscitant l'angoisse. Pour cette raison, le stage a lieu au cour de l'aéroport, avec en arrière-fond des bruits et des odeurs d'avion. Le stagiaire s'intègre peu à peu dans le milieu aéronautique afin de perdre son hostilité à son égard et apprendre à apprécier un vol pour ce qu'il est.

Les séances techniques alternent avec les phases consacrées à la gestion de la peur. En effet, il faut comprendre pourquoi peur ne rime pas toujours avec danger. On ne peut faire ce qu'on veut, si on ne sait pas ce qu'on fait, selon un proverbe américain. Cette double prise de conscience (séparation entre objectivité du vol et subjectivité des sentiments nourris à l'égard de l'avion; enfin une gestion des émotions liées au vol ne les
présentant plus comme une épreuve de mort imminente) est le point de départ d'une vie nouvelle avec deux ailes...

Organisation concrète du stage

Diagnostique:

Lors du premier contact avec les phobiques, je dois établir un diagnostique me permettant d'évaluer le problème de chacun. Cela se fait soit par un contact téléphonique (environ 30 minutes par personne), soit par une rencontre en chair et en os (si possible à l'aéroport).

Il est important d'estimer la motivation de chacun à changer ses réactions face à l'avion.

Parfois, les aérophobes ont si peur qu'ils n'ont pas la force de suivre le stage. Dans ce cas, nous commençons dans un lieu neutre (gare, café...).

Après un premier contact, il faut souvent plusieurs mois, voire plusieurs années avant que le phobique ne trouve la dose de courage nécessaire pour s'inscrire au séminaire.

Environ 20 % des personnes intéressées ont si peur de suivre le stage qu'ils s'inscrivent mais ne viennent pas le mercredi soir. Pour le comprendre, il faut avoir vécu cette sensation de mort imminente. Afin de les aider à franchir cette étape, les témoignages des anciens sont fondamentaux et les contacts personnels avant le stage primordiaux.

Stage :

Jeudi de 8 h à 10 h

Le stage commence par une séance de discussion autour des peurs de chacun et des symptômes de la peur. Les premières techniques de gestion de la peur (travail sur le corps) sont acquises.

Jeudi de 10 h à 18 h 30

Le matin, un pilote, en chair, en os et en uniforme répond aux questions des participants dans un avion au sol puis dans notre salle de cours.

Le repas de midi est un prétexte pour organiser une rencontre entre d'anciens participants au stage qui reviennent témoigner et aider les nouveaux. En général, le pilote partage notre repas. Cela n'a l'air de rien, mais souvent, ce moment privilégié permet de limiter la tension ambiante et de restituer le côté humain du technicien. On apprend que le pilote est un homme avec une famille, des enfants, un chien, un être NORMAL qui souhaite
autant que ses passagers rentrer chez lui sain et sauf après ses vols.

L'après-midi est consacré à l'acquisition d'outils pour gérer la peur. Comment faire pour essayer d'empêcher la montée en crise de panique? Que faire si on vit une crise de panique? Comment communiquer avec sa peur? Quelle place lui offrir dans sa vie? Comment anticiper la période après-stage? Comment gérer notre liberté nouvellement acquise?

La fin de l'après-midi est consacrée au contrôle aérien (visite de Swisscontrol avec M. Jean-Luc GENOUD).

Vendredi de 9 h 30 à 17 h 30

Le vendredi est une journée d'ancrage des acquis et de travail de deuil sur la perte de la peur.

Le matin, un jeu de piste à l'intérieur de l'aéroport permet de mettre en pratique les techniques de gestion de la peur lors de différentes phases d'un voyage. Tout un travail est effectué à l'intérieur de l'avion au sol afin de mettre en pratique les techniques acquises la veille en salle, mais aussi à préparer le décollage réel qui aura lieu le lendemain.

A midi, le repas pris dans un restaurant de l'aéroport est un prétexte pour faire connaissance avec les coachs (anciens participants) qui vont voler avec eux. La participation des coachs permet aux nouveaux de passer ce cap difficile avec des exemples de personnes qui s'en sont sorties après être passées par les mêmes affres de l'angoisse.

Le vendredi après-midi, Jeanny Perrin ou Eric Boesiger, maîtres de cabine viennent présenter la fonction du personnel de cabine. Leur présentation est très importante car les personnes qui vont être en contact direct avec les aérophobes seront les hôtesses et les stewards. Ils représentent l'interface humaine entre la technique et le passager. Ce contact permet très souvent de faire progresser les phobiques qui craignent de parler de leur peur, car ils ont honte.

Ensuite, nous analysons les effets de la presse et du traitement de l'information sur les aérophobes. Nous traitons les thèmes de la superstition, des statistiques. Nous préparons le vol du lendemain ainsi qu'un potentiel vol de plus de 8 heures.

Samedi

Enfin, le vol de ligne est fondamental.

Ce vol est conçu non pas comme un test mais comme un vol référence. Jeanny Perrin ou Eric Boesiger entoure notre équipe, du début du vol jusqu'au débriefing. Leur présence respectueuse et attentionnée permet à 98% des participants de franchir le cap et de transformer leur peur en plaisir.

Les anciens participants qui le souhaitent accompagnent les nouveaux, en général, deux nouveaux sont entourés et aidés par une ou un coach qui souffrait des mêmes peurs que lui.

L'ASSOCIATION INFORMELLE DES ANCIENS

Dès le retour au sol, la séance de débriefing nous permet de faire le point sur les progrès réalisés. L'euphorie est à son comble.

Après le stage, il est très important d'ancrer les résultats obtenus par un autre vol très rapproché. L'ex-affolé va pouvoir continuer à ressentir de nouvelles sensations de plaisir et se convaincre qu'il a bel et bien changé.

Chaque participant devient automatiquement membre de l'association des anciens. Environ 80 % d'entre eux restent en contact après le stage (ce qui est pour moi lourd à gérer sur le plan du temps consacré).

Cela leur permet de continuer à échanger leurs impressions et leurs expériences de vol, d'envisager des vols ensemble, et surtout de pouvoir aider de nouveaux aérophobes.

Lorsque les vols Ping-Pong existaient, cela nous simplifiait vraiment la vie, car après le stage, les participants pouvaient faire 3 ou 4 vols d'une journée pour s'exercer et confirmer leurs progrès. Maintenant, ils ont les Zap and Fly mais ils doivent s'organiser
pour rester sur place plusieurs jours.

Avec les anciens, nous avons organisé, une journée à Paris, un week-end à Lisbonne, un week-end à Amsterdam, 4 jours à Lisbonne pour l'expo universelle, 4 jours à Hammamet pour une thalasso, 6 jours au Sénégal, 7 jours au Maroc pour une remise en forme. En avril 2001, nous sommes restés 4 jours à Istambul. Ces voyages sont l'occasion de tisser des liens entre les anciens et de prouver la durabilité de l'effet du stage.

Devenir coach lors de stages suivants permet également de mesurer l'ampleur des progrès accomplis. Le coaching qui est l'une des spécificités de notre stage contribue au taux de réussite exceptionnellement haut par rapport à ce qui se passe ailleurs. (Ce dont j'ai pu me rendre compte lors des contacts établis avec d'autres spécialistes du monde entier à Vienne en novembre 2001.) Deux compagnies aériennes américaines se sont montrées très intéressées par cet aspect de notre méthode.